Conférenciers principaux

Cindy Blackstock, PhD

Membre de la Première Nation Gitxsan, Cindy a l’honneur d’occuper le poste de directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations et d’être professeure à l’École de service social de l’Université McGill. Elle cumule plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la protection de l’enfance et des droits des enfants autochtones et a publié plus de 75 articles sur des sujets liés à la réconciliation, à la pratique du travail social en milieu autochtone, à la protection de l’enfance des Premières Nations et aux droits humains. Cindy a eu l’honneur de travailler avec ses collègues des Premières Nations pour contester, avec succès, l’iniquité en matière de prestation des services à l’enfance et à la famille au Canada ainsi que le non-respect du Principe de Jordan. Ce litige âprement disputé a donné lieu à la prestation de centaines de milliers de services aux enfants, aux jeunes et aux familles des Premières Nations.

Elle a récemment siégé à la Pan American Health Commission on Health Equity and Inequity (une commission panaméricaine de la santé sur l’équité et l’iniquité en matière de santé) et croit fondamentalement que l’équité fondée sur la culture est essentielle à une réconciliation significative. Cindy est souvent vue en compagnie de l’ourson Spirit Bear de la Société de soutien, qui se réconcilie avec les enfants en les engageant dans des actions significatives pour mettre en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).


Sandy Buchman, M.D., CCMF (SP), FCMF

Le Dr Sandy Buchman a obtenu son diplôme de médecine à l’Université McMaster en 1981 et a effectué sa résidence en médecine familiale à l’Université de Toronto en 1983.
Il est professeur agrégé au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto et offre des soins palliatifs à domicile et des soins de fin de vie par l’intermédiaire du Centre de soins palliatifs Temmy Latner du Système de santé Sinaï à Toronto. Il prodigue des soins palliatifs dans le cadre du programme de formation et de soins palliatifs pour les sans-abri (PEACH) sous l’égide du groupe Inner City Health Associates et de l’hôpital St. Michael’s, également à Toronto. Il a récemment été nommé titulaire de la chaire de la famille Freeman en matière de soins palliatifs à l’Hôpital général de North York à Toronto.

Il a exercé la médecine familiale intégrée pendant 22 ans, s’intéressant particulièrement aux soins primaires, aux soins contre le cancer, aux soins palliatifs, au VIH/sida, à la santé mondiale et à la responsabilisation sociale. Il exerce actuellement les fonctions de responsable médical pour un groupe qui travaille à la construction d’un nouveau centre de soins palliatifs à Toronto. Il a récemment présidé le Comité des soins primaires du Partenariat canadien contre le cancer et le Groupe de travail sur la responsabilité sociale du Collège des médecins de famille du Canada. Il a été le président du Collège des médecins de famille de l’Ontario en 2005-2006 et du Collège des médecins de famille du Canada en 2011-2012.

Le Dr Buchman a reçu un grand nombre de prix et de distinctions pour son travail en médecine familiale et en enseignement, notamment le Prix d’excellence du Collège des médecins de famille du Canada pour son leadership dans le cadre du Programme régional de cancérologie de Toronto mis en oeuvre par Action Cancer Ontario, et le Prix d’excellence en formation continue du Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto. Il a également été reconnu par le Collège des médecins de famille de l’Ontario comme médecin de famille de l’année pour la région du sud de l’Ontario.

Outre sa pratique médicale, le Dr Buchman a consacré de nombreuses heures de bénévolat à prodiguer des soins palliatifs aux personnes sans-abri et il a aussi participé à des missions médicales en Afrique et en Amérique du Sud. Passionné de planche à voile, il se détend à son chalet de Haliburton, en Ontario, chaque fois qu’il le peut.
Son épouse Gail Baker et lui ont trois fils, trois belles-filles et cinq petits-enfants.


Dre Eileen de Villa

Docteure Eileen de Villa est le médecin hygiéniste de la santé publique de la Ville de Toronto, la plus grande agence locale de santé publique du Canada, fournissant des programmes et des services de santé publiques à 2,9 millions d’habitants.

Dre de Villa a obtenu son diplôme de docteure en médecine et une maîtrise en sciences de la santé (MHSc) (Promotion de la santé) de l’Université de Toronto, ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires de la Schulich School of Business. Elle est aussi professeure adjointe à la Dalla Lama School of Health de l’Université de Toronto.


Dan Heath

Dan Heath a coécrit quatre des livres sur les affaires les plus aimés au cours des dix dernières années : Ces idées qui collent, Switch, Decisive et son dernier ouvrage, Ces moments qui comptent, qui explore les raisons pour lesquelles certaines expériences brèves peuvent nous donner un coup de fouet, nous élever et nous changer, et comment nous pouvons apprendre à créer ces moments extraordinaires dans notre vie et au travail. Tous les quatre étaient des best-sellers du New York Times. Ensemble, les livres des frères Heath ont été vendus à plus de deux millions d’exemplaires partout dans le monde et ont été traduits en 33 langues.

Dan est chercheur principal au Duke University’s CASE center, qui soutient les entrepreneurs luttant pour le bien social. Lui-même entrepreneur, il a fondé Thinkwell, une entreprise éducative novatrice qui fêtera son vingtième anniversaire en 2017. Ancien rédacteur pour la Harvard Business School, en 2013 Dan a été inscrit au Thinkers 50, un palmarès des 50 écrivains économistes les plus influents au monde, et figure également sur la liste des personnes les plus créatrices en affaires du magazine Fast Company. Il a prononcé des discours et animé des ateliers pour des enseignants, des chefs de police, des sénateurs américains, des décorateurs intérieurs, des ministres et un nombre incalculable d’équipes de direction, dans 26 pays et 6 continents. (Il attend toujours cette invitation de l’Antarctique).

Dan possède une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School et un baccalauréat ès arts du Plan II Honors Program de la University of Texas à Austin. Il réside à Durham, en Caroline du Nord.


Grand Chef Wilton Littlechild

Pendant plus de 40 ans, le docteur Wilton Littlechild a oeuvré pour établir des relations entre les Autochtones et les non-Autochtones par l’entremise des sports, des politiques et des règlements. Avocat chevronné, il est le premier Autochtone a avoir été nommé au conseil de la Reine par la Alberta Law Society. Il a attiré l’attention du public sur les questions autochtones en tant que premier Indien visé par un traité membre du parlement.

Le docteur Littlechild a été actif auprès d’un certain nombre d’organismes au Canada et à l’étranger, y compris à l’Assemblée des parlements autochtones des Amériques, aux Nations Unies, à la National Indian Athletic Association et au Conseil canadien de droit international.  Il a occupé le poste de Commissaire à la Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada, dont le rapport final a été publié le 15 décembre 2015. Le Dr Littlechild a été plusieurs fois récompensé pour sa participation aux activités autochtones et athlétiques, y compris par le Prix d’excellence pour l’ensemble de ses oeuvres comme Modèle national Autochtone et l’Ordre du Canada; il a été intronisé à sept Temples de la renommée des sports du Canada. Il a obtenu son diplôme de maîtrise en Éducation physique de l’Université de l’Alberta, une licence en droit et un doctorat honorifique en droit. Le docteur Littlechild s’est vu accordé le titre de Chef international de la Confédération des Premières nations du Traité no 6 et de l’Assemblée des chefs des Premières nations signataires d’un traité (Traité no 6, Traité no 7 et Traité no 8 de l’Alberta).


Sheila Watt-Cloutier

Candidate au Prix Nobel de la Paix, l’ambition de Sheila Watt-Cloutier est de transformer l’opinion publique sur la politique publique. Habituée à travailler avec les décideurs du monde entier depuis plus de dix ans, Watt-Cloutier offre un nouveau modèle de leadership pour le 21e siècle. Elle parle avec passion et urgence des problèmes d’aujourd’hui, de l’environnement, de l’économie, de la politique étrangère, de la santé mondiale et de la durabilité, non pas comme des problèmes isolés, mais comme un tout profondément connecté. Alors que les gens sont en quête de solutions, de directions et d’espoir, ce leader mondial nous offre un portrait d’ensemble d’où nous en sommes, et d’où nous allons. 

En 2007, Watt-Cloutier a été proposée pour le Prix Nobel de la Paix pour ses travaux de plaidoyer prouvant l’impact du changement climatique mondial sur les droits de la personne, spécialement dans l’Arctique, où il se fait particulièrement sentir, et de façon plus dramatique que nulle part ailleurs au monde. Watt-Cloutier est Officier de l’Ordre du Canada, récipiendaire du Prix national d’excellence décerné aux Autochtones, du prix Champion de la Terre des Nations Unies, du prix norvégien Sophie et du Right Livelihood Award, qu’elle a remporté en novembre 2015 et qui est reconnu par la vaste majorité comme l’«alternative au prix Nobel».

De 1995 à 2002, Watt-Cloutier a été la Présidente canadienne du Conseil circumpolaire inuit (CCI). Elle fût nommée plus tard en 2002 à la Chaire internationale du CCI, représentant les 155 000 Inuits du Canada, du Groenland, de l’Alaska et de la Russie. Elle a occupé ce poste jusqu’en 2006.

Reconnue à l’unanimité pour l’importance de ses travaux, Watt-Cloutier participe en 2016 à un TEDx Talk intitulé «Human Trauma and Climate Trauma as One» (NDT: «Le traumatisme humain et le traumatisme climatique ne font qu’un»). Elle est aussi l’auteure des mémoires «The Right to Be Cold: One Woman’s Story of Protecting Her Culture, the Arctic and the Whole Plane», nommé pour le Prix 2016 de la Colombie-Britannique des ouvrages non romanesques et du Prix national, et le prix Shaughnessy Cohen pour une oeuvre politique. En 2017, ce livre était en lice pour le concours canadien de la lecture organisé par la CBC, défendu par Chantal Kreviazuk. Watt-Cloutier a également été sélectionnée pour le Kobo Emerging Writer Prize.